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Vie et martyre du grand martyr Sozontos, le berger de Cilicie traduit du texte grec

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La vie et le martyre du grand martyr Sozontos (également prononcé Sozon), le berger cilicien – traduit du grec. Son martyre est commémoré le 7 septembre. Il fut martyrisé vers 304 ap. J.-C. Les mots entre parenthèses servent à apporter des précisions.

Texte traduit :

Saint Sozon le Martyr était originaire de la région de Lycaonie (une partie de la Cappadoce, plus précisément la Caramanie s'étendant vers le sud en direction de la Cilicie) et vécut à la fin du IIIe siècle après J.-C. (vers l'an 288). Nommé à l'origine Tarasius, il renonça à son ancienne vie impie ainsi qu'à son nom d'autrefois après avoir embrassé la foi au Christ et reçu le saint baptême, adoptant alors le nom de Sozon. Il vivait dans la région comme berger de brebis, mais il devint également un berger d'âmes humaines ; partout où il conduisait son troupeau, il prêchait la parole de piété et faisait découvrir aux gens les enseignements salvateurs de l'Évangile, amenant avec succès nombre d'entre eux au bercail du Christ grâce à son enseignement. Cet homme rayonnant, inébranlable dans sa foi divine, était connu pour sa disposition joyeuse ainsi que pour sa nature douce et bienveillante ; il fit de la loi du Seigneur le fondement de sa volonté, la méditant jour et nuit ; par ce mode de vie et cette attitude, il se rendit véritablement digne de la béatitude dont a parlé le prophète David.

C'est ainsi que le bienheureux Sozon mena sa vie terrestre. Un jour, alors qu'il gardait son troupeau près d'une source d'eau fraîche, au milieu d'une herbe abondante et verdoyante, il laissa paître les animaux. Tandis qu'il les surveillait, la somnolence le gagna ; dans son sommeil, il eut une vision qui le fortifia, approfondit sa piété, enflamma son zèle spirituel et le remplit d'un grand courage. Cette vision lui révéla également qu'une grâce céleste allait descendre sur ce lieu, car il entendit une voix proclamer que cet endroit et la région environnante deviendraient une source de bénédictions abondantes pour le peuple, qui y trouverait le salut et glorifierait la Sainte Trinité. À son réveil, ce bon berger — saint Sozon — se rendit à Pompéiopolis ; là, témoin de la propagation galopante de l'incroyance et de l'idolâtrie, en contraste avec le mépris et l'indifférence manifestés envers la foi chrétienne et le culte du Vrai Dieu, il ne put supporter ce spectacle ; un désir ardent et irrésistible s'empara aussitôt de son cœur, accompagné d'une douleur intérieure déchirante ; il s'approcha alors du temple de ces impies — où se dressait la statue d'or — et en arracha la main droite en or ; il la vendit ensuite à des orfèvres pour une somme importante et en distribua la totalité du produit aux pauvres et aux nécessiteux de la ville.


Saint Sozon accomplit cet acte en secret, sans être aperçu le moins du monde par les gardiens du temple.En découvrant la dégradation de la statue, ces derniers arrêtèrent aussitôt plusieurs innocents étrangers à l'affaire, les traînant devant le tribunal pour y être jugés et châtiés du crime de sacrilège. Ils les tenaient pour les plus vils et les plus dépravés de tous les criminels incarcérés, les accusant d'avoir commis un grave sacrilège et d'avoir porté atteinte à l'honneur de la statue de leur dieu. Personne ne vint au secours de ces malheureux innocents ; ils furent abandonnés tant par leurs amis que par les gardiens de la prison. Ces impies croyaient s'attirer la faveur de leur dieu en traitant les prisonniers avec cruauté. Pourtant, le vaillant athlète et lutteur Sozon, désireux de manifester sa piété et de libérer ces innocents qui ignoraient tout de ce qui s'était passé, se présenta devant les gardiens du temple et déclara qu'il était l'auteur de l'acte et qu'il avait retiré la main d'or de la statue.



À peine eurent-ils entendu cela que les gardes du temple se saisirent de lui et le conduisirent devant Maximien, gouverneur de Cilicie ; c’était un homme qui manifestait un grand zèle à propager l’impiété et à affirmer son autorité, en faisant appliquer avec rigueur le décret impérial alors en vigueur. Il avait ordonné qu’un sacrifice somptueux et coûteux fût offert à la statue d’or vénérée de la cité, désireux de démontrer sa dévotion aux idoles devant la foule et, par là même, de s’attirer les bonnes grâces de l’empereur.


Le gouverneur siégeait sur une estrade élevée et ordonna que l'on fît comparaître le martyr devant lui ; puis, avec une solennité feinte, de l'arrogance et un regard hautain, il demanda : « Quel est ton nom, quelle est ta religion et de quelle contrée viens-tu ? » Le martyr répondit : « À ma naissance, mes parents m'ont nommé Tarase, mais j'ai reçu le nom de Sozon lors du saint baptême. Quant à ma patrie, ce n'est pas la Lycaonie, bien que j'y sois né, car je suis chrétien par la foi ; j'adore et je vénère le Christ seul, le vrai Dieu, Créateur du ciel et de la terre. » Maximien lui demanda alors : « Qu'est-ce qui t'a conduit dans cette ville ? » Sozon répondit : « Je garde un troupeau de brebis et je voyage avec lui ; partout où je trouve un lieu aux pâturages abondants et aux eaux claires — propice au pacage — à n'importe quel moment de l'année, j'y conduis mes brebis pour qu'elles paissent. » Maximien dit : « Comment oses-tu commettre un acte d'une telle impiété et trancher la main droite du dieu ? »



Sozon répondit : « Ce que j'ai fait n'était pas un acte d'audace, et personne ne devrait le considérer comme un crime ; il me semble même que votre dieu en témoigne. Il ne manifesta aucune colère envers moi lorsque je lui coupai la main ; il ne prononça pas un mot, et ne montra aucune rancune d'avoir été insulté ou humilié. Au contraire, malgré l'insulte, il ne me fit aucun mal, bien que ce soit moi qui l'aie insulté. Mais s'il était finalement destiné à parler, il me semble qu'il s'adresserait à vous, vous accusant ouvertement d'abandonner le Créateur de toutes choses pour vous tourner vers des matières inertes – la pierre, le bois et le métal – que vous considérez comme des dieux et que vous adorez, et de faire preuve d'ingratitude envers votre Bienfaiteur. » (Celui qui est votre Bienfaiteur – c'est-à-dire le vrai Dieu)


Le gouverneur déclara : « Si tu désires véritablement — non seulement obtenir le pardon de ta transgression, mais aussi récolter de grandes récompenses — alors renonce à ces vains discours, sauve-toi, Sozon, et viens adorer les dieux. » Le martyr répondit : « Comment pourrais-je être autre chose que plus insensé et borné que ce dieu qui est le tien, si je choisissais d'honorer celui qui ne put même pas se défendre lorsque je l'ai accablé d'humiliations ? Il ne prononça pas un mot, n'appela personne à l'aide et fut incapable de protester — même s'il avait voulu exprimer sa souffrance — demeurant dans un état de misère et d'abjection totales. Prends garde, donc, ô gouverneur — prends garde, dis-je — de peur que la création, le façonnage et l'érection de dieux, jour après jour, ainsi que l'invention de nouvelles divinités, ne deviennent pour toi rien de plus qu'un simple métier ou un artisanat. » Alors, en proie à une fureur déchaînée, Maximien infligea au martyr de sévères châtiments et d'atroces tourments. Tout d'abord, son corps fut lacéré par des griffes de fer — une torture sauvage qui déchira le martyr jusqu'aux os ; pourtant, celui-ci continuait d'invoquer Dieu pour obtenir aide et secours, endurant ce cruel châtiment avec une grande joie et une sérénité profonde, comme si son corps eût été fait de fer. Il demeura inébranlable et ferme, faisant preuve d'une force d'âme bien supérieure à celle de ceux qui lui arrachaient la chair.



Maximien eut alors recours à d'autres méthodes de torture ; il ordonna à cet « athlète » — ce champion de la foi — de chausser des souliers garnis de pointes de fer à l'intérieur et le contraignit à marcher ainsi. Pourtant, l'homme bienheureux, ne ressentant aucune douleur, se mit à courir avec la légèreté et la vivacité de celui qui foule une roue ; et voyant le sang couler en abondance de ses pieds transpercés, il s'imaginait baigner dans des eaux fraîches et vivifiantes, considérant les moqueries du tyran et les railleries des spectateurs comme des paroles de louange et d'acclamation. C'était comme si l'« athlète » s'était paré de son sang — une parure surpassant en beauté et en splendeur les habits d'autorité du souverain. Alors, le souverain le railla en ces termes : « Demain, lorsque les dieux apparaîtront, joue de la flûte, Sozon ; et je te jure qu'ils te délivreront eux-mêmes, à l'instant même, de tout châtiment et de tout supplice, et qu'ils t'absoudront de l'offense que tu as commise à leur égard. »


Le martyr répondit : « Tu ne me parles ainsi que par moquerie et dérision, poussé par le mauvais esprit qui t'habite. Quant à moi, après avoir reçu la grande grâce du saint baptême, je me réjouissais dans les champs où je gardais mon troupeau, l'appelant au son de la flûte familière du berger. À présent, cependant, je chante un hymne nouveau au Seigneur, faisant écho au Prophète-Roi, et je proclame le salut de toute l'humanité, un salut ordonné par notre Seigneur Jésus-Christ par son incarnation, sa crucifixion et sa résurrection. Ta déesse, quant à elle, restera, comme on dit, immobile et insensible, telle une ânesse devant une flûte. »(L'expression « comme un âne devant une flûte » est un vieux proverbe utilisé pour décrire une insensibilité totale ou un manque de sensibilité.)


À ces mots, Maximien entra dans une fureur terrible contre le martyr et ordonna qu’il fût flagellé avec une cruauté inouïe ; les coups furent si violents que — selon les termes du gouverneur lui-même — les articulations et les ligaments du martyr étaient sur le point de se rompre sous l’effet de la torture, ses membres menaçaient de se disloquer et ses entrailles mêmes étaient prêtes à se répandre comme de l’eau. Puis, au milieu de menaces effroyables, il ordonna d’allumer un feu afin que ce qui restait du corps — déjà ravagé par une telle sauvagerie — fût consumé par les flammes, le privant ainsi jusqu’aux rites funéraires accordés aux simples mortels.



Maximien donna l'ordre, qui fut aussitôt exécuté ; les blessures effroyables infligées par les fouets des bourreaux déchirèrent la chair du martyr, mettant ses entrailles à nu. Pourtant, ce vaillant champion du Christ semblait se trouver dans un jardin luxuriant ou une prairie, cueillant des fleurs printanières ; au milieu de cette joie et de cette allégresse, le bienheureux remit son âme entre les mains de Dieu. Aussitôt, les bourreaux mirent le feu au bûcher ; alors que les flammes s'élevaient, un coup de tonnerre formidable retentit soudain, semant la terreur dans le cœur des spectateurs, tandis qu'une averse torrentielle dispersait les bourreaux et les forçait à chercher refuge.


Toutefois, les admirateurs des martyrs — et même les plus zélés et les plus officiels d'entre les chrétiens —(Ou une position importante – peut-être que le sens voulu fait référence aux chrétiens de haut rang religieux, de statut élevé ou d'une grande piété.) saisirent une occasion favorable, puisque plus personne n'était là pour faire obstacle ou exercer une surveillance, et recueillirent les restes du martyr dans une grande allégresse.

Entre-temps, la nuit était tombée, mais cela ne fit pas obstacle à leur pieuse mission, car l'obscurité n'était pas totale. Au contraire, une lumière éclatante et merveilleuse rayonnait, permettant à ces chrétiens fervents et craignant Dieu de distinguer les reliques du martyr. Baignés dans cette clarté, ils recueillirent les restes avec aisance et les déposèrent en terre avec une profonde révérence, une grande solennité et un saint respect, le septième jour de septembre. La lumière qui les avait conduits jusqu'aux reliques sacrées plana au-dessus du tombeau, y demeurant jusqu'à l'achèvement complet des rites funéraires ; ce n'est qu'alors que la nuit reprit ses droits et répandit son obscurité habituelle. Ainsi, par ces signes miraculeux, fut proclamée la grandeur de Sozon — cet athlète victorieux et ce champion couronné de gloire — à la gloire de Dieu le Père, de notre Seigneur Jésus-Christ et du Saint-Esprit, la Très Sainte Trinité, à qui appartiennent l'honneur et la puissance, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

The Life and Martyrdom of the Great Martyr Sozontos the Cilician shepherd translated from Greek

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The Life and Martyrdom of the Great Martyr Sozontos (also pronounced Sozon), the Cilician shepherd—translated from Greek. His martyrdom is commemorated on September 7th. He was martyred around 304 AD. Words in parentheses are for clarification.

Translated text:

Saint Sozon the Martyr came from the region of Lycaonia (part of Cappadocia—specifically Caramania—extending south toward Cilicia) and lived during the late third century AD (around the year 288). Originally named Tarasius, he renounced his former ungodly life and his old name after coming to faith in Christ and receiving holy baptism, adopting instead the name Sozon. He lived in the region as a shepherd of sheep, yet he also became a shepherd of human souls; wherever he led his flock, he preached the word of godliness and introduced people to the saving teachings of the Gospel, successfully bringing many of them into the fold of Christ through his instruction. This shining man, steadfast in his divine faith, was known for his cheerful disposition and his gentle, gracious nature, He made the law of the Lord the foundation of his will, meditating upon it day and night; through this state and manner of life, he truly became worthy of the blessedness spoken of by the Prophet David.


Thus did the blessed Sozon live out his earthly life. One day, while tending his flock near a spring of cold water amidst lush, abundant grass, he allowed the animals to graze. As he sat watching over them, drowsiness overcame him; in his slumber, he beheld a vision that emboldened him, deepened his piety, kindled his spiritual zeal, and filled him with great courage. The vision also revealed a grace that would descend upon that place from heaven, for he heard a voice declaring that this location and the surrounding region would become a source of abundant blessing for the people, who would find salvation there and glorify the Holy Trinity. Upon waking, that good shepherd—Saint Sozon—set out for the city of Pompeiopolis ; There, upon witnessing the rampant spread and flourishing of disbelief and idolatry—contrasted with the neglect and scorn shown toward the Christian faith and devotion to the True God—he could not endure the sight; But immediately, an overwhelming, intense desire took hold of his heart, and he was seized by an excruciating inner pain ; He approached the temple of those wicked people—where the golden statue stood—and tore off its golden right hand; he then sold it to goldsmiths for a handsome sum and distributed the entire proceeds among the city’s poor and needy.


Saint Sozon carried out this act in secret, entirely unnoticed by the temple guards. Upon discovering the defacement of the statue, the guards immediately arrested a number of innocent people who had played no part in the deed, dragging them before the court on charges of sacrilege to face trial and punishment. They regarded them as the vilest and most depraved of all the criminals thrown into prison., accusing them of committing a grave act of sacrilege and affronting the honor of their god’s statue. No one came to the aid of these unfortunate innocents; they were abandoned by their friends and And likewise the prison guards;. Those godless people believed they would gain their god's favor by treating the prisoners with cruelty. Yet the brave athlete,the struggler Sozon, wishing to demonstrate his piety and liberate those innocents who were completely unaware of what had transpired, stepped forward before the temple guards and declared that he was the one who had committed the act and removed the statue's golden hand.

No sooner had they heard this than the temple guards seized him and brought him before Maximian, the governor of Cilicia—a man who displayed great zeal in propagating impiety and asserting his authority, strictly enforcing the imperial decree then in effect. He had ordered a lavish and costly sacrifice to be offered to the city’s revered golden statue, wishing to demonstrate his devotion to the idols before the masses and thereby curry favor with the Emperor.

The governor sat upon a high dais and ordered the martyr to be brought before him; then, with feigned solemnity, arrogance, and a haughty gaze, he asked: "What is your name, what is your religion, and from what land do you come?" The martyr replied: "When I was born, my parents named me Tarasius, but I received the name Sozon in holy baptism. As for my homeland, it is not Lycaonia—though I was born there—for I am a Christian by faith; I worship and revere Christ alone, the true God, the Creator of heaven and earth." Maximian then asked him: "What brought you to this city?" Sozon answered: "I tend a flock of sheep and travel with it; wherever I find a place with abundant pasture and clear water—suitable for grazing—at any time of the year, I lead my sheep there to graze." Maximian said: "How dare you commit this act of great impiety and cut off the god's right hand?"

Sozon replied: "What I did was no act of daring, nor should anyone deem it a crime; indeed, it seems to me that your own god bears witness to this. He showed no anger toward me When I cut off his hand away from him; He uttered not a word, nor did He display any resentment at having been insulted or humiliated. On the contrary—despite the insult—He inflicted no harm upon me, even though I was the one who insulted Him. But if he were finally destined to speak, it seems to me He would address you, openly accusing you of forsaking the Creator of all things to turn instead to inert materials—stone, wood, and metal— which You deem them gods and worship them, and of showing ingratitude toward your Benefactor." (The One who your Benefactor —that is, the true God)

The governor said: "If you truly desire—not merely to obtain forgiveness for your transgression, but to reap great rewards as well—then abandon this idle talk, save yourself, Sozon, and come worship the gods." The martyr replied: "How could I be anything but more foolish and dull-witted than this god of yours, were I to choose to honor one who could not even defend himself when I heaped indignity upon him? He uttered not a word, cried out to no one for aid, and was incapable of protest—even had he wished to voice his suffering—but remained in a state of utter wretchedness and misery. Beware, then, O Governor—beware, I say—lest the creation, crafting, and erection of gods day after day, and the devising of new ones, become for you nothing more than a mere trade and craft." Then, in the throes of his furious rage, Maximian inflicted harsh punishments and horrific torments upon the martyr. At first, his body was raked with iron claws—a savage torture that tore down to the very bones of the martyr—yet the martyr continued to call upon God for aid and succor, enduring the cruel punishment with great joy and serenity, as though his body were made of iron. He remained steadfast and unshaken, displaying even greater fortitude than those who were tearing at his flesh.

Maximian then resorted to other methods of torture; he ordered that "athlete"—that champion of the faith—to wear shoes fitted with iron spikes in its interior and forced him to walk in them. Yet the blessed man, feeling no pain, began to run as if stepping lightly and briskly upon a wheel; and as he saw the abundant blood flowing from his pierced feet, he imagined himself bathing in fresh, invigorating waters, regarding the tyrant’s mockery and the spectators’ derision as words of praise and acclaim. It was as though the "athlete" had adorned himself with blood—an adornment surpassing in beauty and splendor the robes of authority worn by the ruler. Then the ruler taunted him, saying: "Tomorrow, when the gods appear, play the pipe, Sozon; and I swear to you that they themselves will instantly deliver you from all punishment and retribution, and absolve you of the offense you have committed against them."

The martyr replied: "You speak to me thus only in mockery and derision, incited by the evil spirit dwelling within you. As for me—after receiving the great blessing of holy baptism—( i feel like) I used to rejoice in the field where I tended my flock, calling to them with the familiar shepherd’s pipe. Now, however, I sing a new hymn to the Lord, echoing the Prophet-King, and proclaim the salvation of all mankind—a salvation ordained by our Lord Jesus Christ through His incarnation, crucifixion, and resurrection. Your goddess, meanwhile, will stand—as the saying goes—like a donkey before a pipe: utterly motionless and devoid of feeling." (The phrase "like a donkey before a pipe" is an old proverb used to describe complete insensitivity or a lack of feeling.)

Upon hearing this, Maximian flew into a furious rage against the martyr and ordered him to be scourged with unprecedented cruelty—so severely that, in the words of the governor himself, the martyr’s very joints and ligaments were on the verge of being wrenched apart by the agony, his limbs coming undone, and his entrails spilling out like water. Then, amidst terrifying threats, he ordered a fire to be lit so that what remained of the body—battered by such savage scourging—might be cast into the flames, consumed, and denied even the burial rites accorded to ordinary human beings.

Maximian gave the order, and it was carried out; the horrific wounds inflicted by the executioners' whips tore the martyr's flesh, exposing his entrails to view. Yet, this brave champion of Christ appeared as though he were in a lush garden or a meadow, plucking spring flowers; amidst this joy and exultation, the blessed one surrendered his soul into the hands of God. Immediately, the executioners set fire to the pyre; as the flames rose high, a tremendous peal of thunder suddenly rang out, striking terror into the hearts of the onlookers, while a torrential downpour simultaneously scattered the executioners and drove them into hiding.

However, the admirers of the martyrs—and indeed the most zealous and official among the Christians— (Or prominence—perhaps the intended meaning refers to Christians of high religious rank, status, or great piety.) seized a favorable opportunity, as no one remained to obstruct or monitor them, and gathered the martyr’s remains with great rejoicing.


Meanwhile, night had fallen, yet this posed no obstacle to their pious mission; for the night was not shrouded in pitch darkness. Instead, a brilliant and wondrous light shone forth, enabling those devout and God-fearing Christians to discern the martyr’s remaining relics. Bathed in this radiance, they gathered the remains with ease and laid them to rest with profound reverence, solemnity, and awe on the seventh day of September. The light that had guided them to the site of the sacred relics hovered over the tomb, remaining there until the burial rites were fully concluded; only then did the night return to cast its customary darkness. Thus, through these miraculous signs, the greatness of Sozon—that triumphant athlete and glory-crowned champion—was proclaimed. for the glory of God the Father, our Lord Jesus Christ, and the Holy Spirit—the Most Holy Trinity—to whom belong honor and power, now and at all times, and unto the ages of ages. Amen.

μαρτύριο Ἁγίου Μάρτυρος ΣΩΖΟΝΤΟΣ

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Αυτός ο μάρτυρας μαρτύρησε στις 7 Σεπτεμβρίου, γύρω στο έτος 304 μ.Χ.

ΣΩΖΩΝ ὁ Ἅγιος Μάρτυς κατήγετο ἀπὸ τὴν Λυκαονίαν (ἥτις εἶναι μέρος τῆς Καππαδοκίας, ἤτοι τῆς Καραμανίας καὶ νεύει πρὸς Νότον κατὰ τὴν Κιλικίαν), ἀκμάσας ἐν ἔτει σπη’ (288), ὠνομάζετο δὲ πρότερον Ταράσιος, ἀλλ’ ἀφοῦ πιστεύσας εἰς τὸν Χριστὸν ἔλαβε τὸ θεῖον Βάπτισμα, ὁμοῦ μὲ τὸν προτερινόν του ἀσεβῆ βίον ἀπέρριψε καὶ τὸ πρῶτον του ὄνομα καὶ μετωνομάσθη Σώζων. Ἔζη δὲ εἰς τὴν περιφέρειαν ἐκείνην μετερχόμενος τὸ ἔργον ποιμένος προβάτων. Ἀλλ’ ὅμως ἐγένετο συνάμα ἔκτοτε καὶ ποιμὴν ἀνθρώπων διότι εἰς ὅσους τόπους μετέβαινε μὲ τὸ ποίμνιόν του ἵνα βοσκήσῃ αὐτό, εἰς ὅλους τοὺς ἀνθρώπους, τοὺς ὁποίους συναντοῦσεν, ὡμίλει τὸν λόγον τῆς εὐσεβείας κηρύττων τὰ σωτήρια τοῦ Εὐαγγελίου διδάγματα, καὶ πολλοὺς ἀπὸ ἐκείνους κατώρθωνε διὰ τῆς διδασκαλίας του νὰ ὁδηγῇ εἰς τὴν μάνδραν τοῦ Χριστοῦ. Ἦτο δὲ ὁ λαμπρὸς αὐτὸς ἀριστεὺς τῆς θείας πίστεως ἱλαρὸς μὲν καὶ γλυκύτατος κατὰ τὸν χαρακτῆρα καὶ πρᾶος, ἔχων τὸ θέλημά του ἐστηριγμένον εἰς τὸν νόμον τοῦ Κυρίου, καὶ ἐπάνω εἰς αὐτὸν ἐμελετοῦσεν ἡμέραν καὶ νύκτα καὶ μὲ αὐτὴν τὴν πολιτείαν καὶ ζωήν του ἀληθῶς ἠξιώθη νὰ ἀπολαύσῃ ὁ τρισμακάριος τὸν μακαρισμὸν τοῦ Προφητάνακτος Δαβίδ.

Μὲ τοιαύτην ὅθεν ζωὴν διῆγε πάντοτε ὁ μακάριος Σώζων, καὶ οὕτως ἐπολιτεύετο ἐν τῷ κόσμῳ· ἔτυχε δὲ μίαν φορὰν μὲ τὸ ποίμνιόν του εἰς ἕνα μέρος ὅπου ὑπῆρχε πηγὴ δρόσερά, πέριξ δὲ αὐτῆς βαθεῖα καὶ ἄφθονος χλόη, εἰς τὴν ὁποίαν ἄφησε τὸ ποίμνιόν του νὰ βοσκήσῃ. Ἐκεῖ δὲ ὅπου ἐκάθητο προσέχων τὸ ποίμνιόν του, ἦλθεν εἰς αὐτὸν γλυκύτατος ὕπνος, καὶ συνάμα μία ὀπτασία, ἡ ὁποία τὸν ἐθάρρυνε καὶ τὸν ἐνίσχυεν ἔτι μᾶλλον πρὸς τὴν εὐσέβειαν καὶ τὸν ἔκαμε θερμότερον καὶ τοῦ ἔδωσε πολὺ θάρρος. Εἶτα δὲ ἡ ὀπτασία ἐκείνη τοῦ ἀπεκάλυψε καὶ μίαν χάριν, ἥτις ἔμελλε νὰ ἔλθῃ ἄνωθεν ἐκ τῶν οὐρανῶν εἰς ἐκεῖνον τὸν τόπον. Ἤκουσε δηλαδὴ φωνήν, ἡ ὁποία τοῦ ἔλεγεν, ὅτι αὐτὸς ἐδῶ ὁ τόπος καὶ ἡ χώρα θὰ ἀποβῇ εἰς ὠφέλειαν πολλῶν ἀνθρώπων, διότι ἐδῶ θὰ εὕρουν τὴν σωτηρίαν των καὶ θὰ δοξάζουν τὴν Ἁγίαν Τριάδα. Ἐγερθεὶς δὲ ἐκ τοῦ ὕπνου ὁ καλὸς ἐκεῖνος ποιμήν, ὁ μακάριος Σώζων, ἔρχεται εἰς τὴν Πομπηϊούπολιν, καὶ ἀφοῦ παρετήρησε καλὰ καὶ εἶδεν ὅτι ἡ ἀσέβεια καὶ ἡ εἰδωλολατρία εὑρίσκετο ἐκεῖ εἰς μεγάλην ἀκμὴν καὶ αὔξησιν, ἡ δὲ Χριστιανικὴ πίστις καὶ εὐσέβεια πρὸς τὸν ἀληθινὸν Θεὸν ἦτο ὅλως διόλου παρημελημένη καὶ περιφρονημένη, δὲν ὑπέμεινεν αὐτό, καὶ δὲν ἐβάσταξεν ἡ ψυχή του,

ἀλλ’ ἀμέσως μία μεγάλη καὶ ὀξυτάτη ὁρμὴ καὶ προθυμία εἰσέδυσεν εἰς τὴν καρδίαν του, καὶ εἷς πόνος τόσον δριμὺς τὸν ἐκυρίευσεν ὅλον, ὥστε ἐλθὼν πλησίον εἰς τὸν ναὸν ἐκείνων τῶν ἀσεβῶν, εἰς τὸν ὁποῖον ἵστατο τὸ χρυσοῦν ἄγαλμα, κατέθραυσεν ἀμέσως τὴν χρυσῆν δεξιὰν χεῖρα του, καὶ ἀφοῦ τὴν ἐπώλησεν εἰς τοὺς χρυσοχόους ἀντὶ μεγάλης ἀξίας, ἐμοίρασεν ὅλα τὰ χρήματα, τὰ ὁποῖα ἔλαβεν, εἰς τοὺς πτωχοὺς καὶ ἐνδεεῖς τῆς πόλεως ἐκείνης.

Εἰς τὴν πρᾶξιν ταύτην προέβη ὁ μακάριος Σώζων κρυφίως, χωρὶς νὰ τὸν ἀντιληφθοῦν διόλου οἱ νεωκόροι, οἱ ὁποῖοι ἰδόντες τὸν ἀκρωτηριασμὸν τοῦ ἀγάλματος, ἤρχισαν πάραυτα νὰ συλλαμβάνουν πολλοὺς ἀνθρώπους ἀθῴους, οἵτινες δὲν εἶχον διαπράξει τὸ ἔργον αὐτό, καὶ τοὺς ἔσυρον εἰς τὸ δικαστήριον ὡς ἐνόχους τῆς ἱεροσυλίας διὰ νὰ δικασθοῦν καὶ τιμωρηθοῦν, τοὺς ὁποίους ἐθεώρησαν ὡς πλέον μιαρωτάτους ἀπὸ τοὺς κακούργους ὅλους, ὅσους εἶχον κεκλεισμένους εἰς τὸ δεσμωτήριον, ἐπειδὴ δῆθεν εἶχον διαπράξει μίαν μεγάλην ἱεροσυλίαν καὶ εἶχον βλάψει τοῦ θεοῦ των τὸ ἄγαλμα. Δὲν ἤθελε δὲ οὐδεὶς νὰ ἔλθῃ εἰς βοήθειαν τῶν δυστυχῶν ἐκείνων ἀθῴων, ἀλλὰ καὶ ὅσοι ἦσαν φίλοι των τοὺς ἀπεστρέφοντο, καὶ οἱ δεσμοφύλακες ἀκόμη· διότι μὲ αὐτὸν τὸν τρόπον φερόμενοι οἱ ἀσεβεῖς ἐκεῖνοι ἄνθρωποι ἐνόμιζον ὅτι θὰ φανοῦν εὐχάριστοι εἰς τὸν θεόν των, ἐὰν μὲ σκληρότητα ἤθελον φερθῆ πρὸς τοὺς συλληφθέντας. Ἀλλ’ ὅμως ὁ γενναῖος ἀθλητὴς Σώζων, ἐπιθυμῶν νὰ παρουσιασθῇ καὶ νὰ ὁμολογήσῃ τὴν εὐσέβειαν, ἀπολύσῃ δὲ οὕτω καὶ σώσῃ τοὺς ἀθῴους ἐκείνους ἀνθρώπους, οἵτινες δὲν ἤξευρον οἱ ταλαίπωροι κανὲν ἀπὸ τὰ συμβάντα, ἐμφανίζεται εἰς τοὺς νεωκόρους καὶ ἀναγγέλλει ὅτι αὐτὸς εἶναι ὁ αὐτουργὸς τῆς πράξεως, διὰ τῆς ὁποίας ἀφήρεσε τὴν χρυσῆν χεῖρα τοῦ ἀγάλματος.

Ἀκούσαντες αὐτὰ οἱ νεωκόροι τὸν συνέλαβον ἀμέσως καὶ τὸν ἔφεραν ἐμπρὸς εἰς τὸν ἡγεμόνα τῆς Κιλικίας Μαξιμιανόν, ὅστις ἐδείκνυε μεγάλην σπουδὴν διὰ τὴν αὔξησιν καὶ ἐπικράτησιν τῆς ἀσεβείας, ἐκτελῶν αὐστηρῶς τὸ βασιλικὸν διάταγμα, τὸ ὁποῖον εἶχεν ἐκδοθῆ ἐκείνας τὰς ἡμέρας. Οὗτος εἶχε διατάξει νὰ προσφέρουν μεγαλοπρεπῆ καὶ πολυδάπανον θυσίαν εἰς τὸ χρυσοῦν αὐτὸ ἄγαλμα, τὸ ὁποῖον ἐτιμᾶτο εἰς τὴν πόλιν ἐκείνην, θέλων μὲ τοῦτο νὰ φανερώσῃ ἐπιδεικτικῶς εἰς τὸ πλῆθος τὴν δεισιδαιμονίαν του, τὴν ὁποίαν εἶχεν εἰς τὰ εἴδωλα, καὶ νὰ φανῇ μὲ αὐτὸν τὸν τρόπον ἀρεστὸς εἰς τὸν βασιλέα.

Καθίσας ὅθεν ὁ ἡγεμὼν ἐπὶ βήματος ὑψηλοῦ, διέταξε νὰ τοῦ παρουσιάσουν τὸν Μάρτυρα, πρὸς τὸν ὁποῖον μὲ πᾶσαν σοβαρότητα καὶ ὑπερηφάνειαν καὶ μὲ ἕνα πολὺ ὑπερφίαλον βλέμμα λέγει· «Πῶς ὀνομάζεσαι, ποία εἶναι ἡ θρησκεία σου καὶ ἀπὸ ποίαν χώραν εἶσαι;». Ὁ δὲ Μάρτυς ἀπήντησεν· «Οἱ μὲν γονεῖς μου, ὅταν ἐγεννήθην, Ταράσιον μὲ ὠνόμασαν, ἀλλὰ εἰς τὸ θεῖον Βάπτισμα μὲ μετωνόμασαν Σώζοντα· πατρίς μου δὲ εἶναι ἡ Λυκαονία, διότι ἐκεῖ ἐγεννήθην· εἰς δὲ τὴν πίστιν εἶμαι Χριστιανὸς καὶ τὸν Χριστὸν μόνον τὸν ἀληθινὸν Θεὸν προσκυνῶ καὶ λατρεύω, ὁ ὁποῖος ἔκτισε, τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν». Ἠρώτησε τότε ὁ Μαξιμιανός· «Ποία ἀφορμὴ σὲ ἔφερεν ἐδῶ εἰς αὐτὴν τὴν πόλιν;». Ἀπήντησεν ὁ Σώζων· «Ποιμαίνω μίαν ποίμνην προβάτων καὶ περιέρχομαι τὸν τόπον πρὸς βοσκὴν αὐτῶν· ὁποιονδήποτε δὲ μέρος μὲ χλόην ἄφθονον καὶ μὲ ὕδατα διαυγῆ, τὸ ὁποῖον νὰ εἶναι κατάλληλον πρὸς βοσκὴν εὕρω, εἰς κάθε καιρὸν τοῦ χρόνου, εἰς αὐτὸ ὁδηγῶ καὶ τὰ πρόβατά μου νὰ βοσκήσουν». Λέγει ὁ Μαξιμιανός· «Πῶς ἐτόλμησες νὰ διαπράξῃς μίαν τόσον μεγάλην ἀσέβειαν καὶ νὰ ἀφαιρέσῃς τὴν δεξιὰν χεῖρα τοῦ θεοῦ;».

Εἰς ταῦτα ἀποκριθεὶς ὁ Σώζων εἶπεν· «Ὅτι μὲν αὐτὸ τὸ ὁποῖον ἔπραξα δὲν εἶναι κανὲν τολμηρὸν ἔργον οὔτε τις θὰ ἤθελε τὸ θεωρήσει ὡς ἔγκλημα, μοῦ φαίνεται ὅτι καὶ ὁ ἰδικός σου θεὸς τὸ μαρτυρεῖ· διότι αὐτὸς οὔτε καμμίαν ὀργὴν ἔδειξεν ἐναντίον μου, ὅταν τοῦ ἀφῄρεσα τὴν χεῖρα, οὔτε ὁμιλεῖ κἂν ὅλως οὔτε ἀγανακτεῖ, διότι ἔπαθέ τινα δεινὴν ὕβριν καὶ καταισχύνην· ἀλλ’ οὔτε ὑβρισθεὶς ἐποίησε κακόν τι εἰς ἐμὲ τὸν ὑβρίσαντα αὐτόν· ἐὰν δὲ ἴσως ἐπὶ τέλους ἤθελε λάβει φωνήν, μοῦ φαίνεται ὅτι αὐτὸς περισσότερον θὰ ἐγκαλέσῃ σᾶς καὶ φανερὰ θὰ σᾶς κατηγορήσῃ, ὅτι ἀφήσατε τὸν Δημιουργὸν τῶν ὅλων καὶ πρὸς τὴν ἄψυχον ὕλην, λίθους καὶ ξύλα καὶ μέταλλα στραφέντες, αὐτὰ νομίζετε θεὸν καὶ αὐτὰ λατρεύετε, καὶ ἐφάνητε τῷ ὄντι ἀχάριστοι καὶ ἀγνώμονες πρὸς τὸν εὐεργέτην».

Λέγει ὁ ἡγεμών· «Ἐὰν ἀληθινὰ θέλῃς, ὄχι μόνον νὰ λάβῃς συγχώρησιν δι’ ὅπερ ἔπραξας, ἀλλὰ προσέτι καὶ ἀμοιβὰς μεγάλας, ἄφησε αὐτὰς τὰς φλυαρίας καὶ σῶσον, Σῶζον, τὸν ἑαυτόν σου, ἐλθὲ νὰ προσκυνήσῃς τοὺς θεούς». Ὁ δὲ Μάρτυς εἶπε· «Καὶ πῶς δὲν θὰ εἶμαι ἐγὼ πολὺ περισσότερον ἀναισθητότερος καὶ ἀπὸ αὐτὸν τὸν θεόν σας, ἀφοῦ θὰ προτιμήσω νὰ τιμῶ αὐτόν, ὁ ὁποῖος οὔτε τὸν ἑαυτόν του δὲν ἠδυνήθη νὰ ὑπερασπίσῃ, ὅταν κατῃσχύνθη ἀπὸ ἐμέ;

Οὔτε καμμίαν φωνὴν ἄφησε, οὔτε ἐπροσκάλεσε κανένα εἰς βοήθειάν του, οὔτε ἐὰν ἤθελε πάθει καὶ τὸ πλέον ἀπὸ ὅλα ἀθλιώτερον ἦτο ἱκανὸς νὰ διαμαρτυρηθῇ. Πρόσεξε λοιπόν, ὦ ἡγεμών, μήπως μὲ τὸ νὰ τιμᾷς καὶ νὰ πλάττῃς καὶ κατασκευάζῃς ἑκάστην ἡμέραν θεούς, καὶ νὰ μεταπλάττῃς ἄλλους, πρόσεξε, λέγω, μήπως οὕτω πράττων, κάμνεις χειροτεχνίαν τὴν δημιουργίαν τῶν θεῶν». Τότε ὁ Μαξιμιανός, ἀναβράσας ἀπὸ τὸν θυμόν του, παρέδωκε τὸν Μάρτυρα εἰς πικρὰς τιμωρίας καὶ φοβερὰ βασανιστήρια. Καὶ κατὰ πρῶτον μὲν ἔξεσαν τὸ σῶμα του μὲ σιδηροὺς ὄνυχας· ἡ δεινοτάτη δὲ αὕτη βάσανος ἔφθανε μέχρι τῶν ὀστῶν τοῦ Μάρτυρος, ὅστις ἐπεκαλεῖτο τὴν βοήθειαν καὶ συμμαχίαν τοῦ Θεοῦ, μὲ μεγάλην ἱλαρότητα καὶ ἀπάθειαν ὑπομένων τὴν σκληρὰν αὐτὴν τιμωρίαν ὡσὰν νὰ εἶχε τὸ σῶμα του ἀπὸ σίδηρον καὶ διέμενεν ἀπαθέστερος καὶ ἀπὸ αὐτοὺς ἀκόμη τοὺς ξέοντας.

Τότε ὁ Μαξιμιανὸς ἤρχισε νὰ μεταχειρίζηται ἄλλα διαφόρου εἴδους βασανιστήρια, καὶ διέταξε νὰ φορέσουν εἰς τὸν Ἀθλητὴν ὑποδήματα, τὰ ὁποῖα εἶχον ἐντὸς καρφία σιδηρᾶ καὶ νὰ τὸν ἀναγκάζουν νὰ βαδίζῃ. Ἐκεῖνος δὲ ὁ μακάριος, μὴ αἰσθανόμενος διόλου τὸν πόνον, ἔτρεχεν ὡς νὰ ἐπατοῦσεν ἐπάνω εἰς ρόδα· καὶ καθὼς ἔβλεπε νὰ τρέχουν ἀπὸ τοὺς κατατρυπηθέντας πόδας του ἄφθονα αἵματα, ἐνόμιζεν ὁ ἀοίδιμος ὅτι περιβρέχεται ἀπὸ κανὲν εὐχάριστον καὶ γλυκύτατον ὕδωρ, τοὺς δὲ χλευασμοὺς τοῦ τυράννου καὶ τοὺς ἐμπαιγμοὺς τῶν παρεστώτων ἐθεώρει ὡς εὐφημίας του καὶ ἐγκώμια, καὶ ἐφαίνετο ὅτι εἶναι στολισμένος ὁ Ἀθλητὴς μὲ τὸ αἷμα καλύτερον καὶ εὐμορφότερον ἀπὸ ὅ,τι ἦτο ἐστολισμένος ὁ ἡγεμὼν μὲ τὴν χλαμύδα τοῦ ἀξιώματός του. Εἶτα ἤρχισε καὶ ὁ ἡγεμὼν νὰ τὸν ἐμπαίζῃ καὶ τοῦ ἔλεγεν· «Αὔριον ὅταν θὰ ἐξέλθῃ ἡ θεά, νὰ παίξῃς τὸν αὐλόν, ὦ Σῶζον, καὶ σοῦ ὁρκίζομαι ὅτι αὐτὴ ἡ ἰδία θὰ σὲ ἀπαλλάξῃ εὐθὺς ἀπὸ πᾶσαν τιμωρίαν καὶ ποινήν, καὶ θὰ σὲ ἀθῳώσῃ ἀπὸ τὸ ἔγκλημά σου, τὸ ὁποῖον ἐναντίον της διέπραξας».

Πρὸς ταῦτα ὁ Μάρτυς ἀπήντησε· «Σὺ μὲν λέγεις αὐτὰ εἰς ἐμπαιγμον καὶ χλεύην ἰδικήν μου, μὲ τὸ νὰ σὲ παρακινῇ εἰς αὐτὸ ὁ κακὸς δαίμων, τὸν ὁποῖον φέρεις εἰς τὰ σπλάγχνα σου ἐγὼ δέ, γνώριζε, ὅτι μετὰ ἀπὸ τὸ μεγάλον καλόν, τὸ ὁποῖον ἠξιώθην νὰ ἀπολαύσω, τὸ ἅγιον Βάπτισμα, ἔπαιξα μὲ χαρὰν τὸν αὐλόν μου εἰς ἕνα ἀγρὸν ὅπου ἐσύναζα τὰ πρόβατά μου εἰς βοσκήν, καλέσας αὐτὰ μὲ τοῦ αὐλοῦ τὸν ἦχον,

καὶ τώρα ᾄδω τῷ Κυρίῳ ᾆσμα καινόν, κατὰ τὸν Προφητάνακτα, μὲ τὸ ὁποῖον εὐαγγελίζομαι τὴν σωτηρίαν ὅλων τῶν ἀνθρώπων, τὴν ὁποίαν ὁ Κύριος ἡμῶν Ἰησοῦς Χριστὸς ᾠκονόμησε γενόμενος ἄνθρωπος, σταυρωθεὶς καὶ ἀναστάς ἡ δὲ ἰδική σου θεὰ θὰ ἵσταται ὡς ὁ ὄνος ἔναντι τοῦ αὐλοῦ, κατὰ τὴν παροιμίαν, μὲ τὸ νὰ εἶναι ὅλως διόλου ἄψυχος καὶ ἀναίσθητος».

Ἀκούσας ταῦτα ὁ Μαξιμιανὸς ἔγινεν ὅλως διόλου θηρίον ἀπὸ τὸν θυμόν του ἐναντίον τοῦ Μάρτυρος, καὶ διέταξε νὰ τὸν μαστιγώσουν σκληρότερα ἀπὸ πρωτύτερα τόσον, ὥστε, ὡς εἶπε, νὰ σαλευθοῦν αἱ ἀρθρώσεις καὶ αἱ συνδέσεις τῶν ὀστῶν του μὲ τὴν βάσανον ταύτην καὶ νὰ διαλυθοῦν ἅπασαι αἱ ἁρμονίαι τοῦ σώματός του, καὶ νὰ ἐκχυθοῦν τὰ ἐντόσθιά του ὅλα ὡς τὸ ὕδωρ. Ἔπειτα διέταξε μὲ μίαν φοβερὰν ἀπειλὴν νὰ ἀνάψουν πυράν, ἐντὸς τῆς ὁποίας νὰ ρίψουν ὅ,τι λείψανον ἤθελεν ἀπομείνει ἀπὸ τὰ μέλη του μετὰ τὴν σκληροτάτην μαστίγωσιν, διὰ νὰ κατακαῇ καὶ νὰ μὴ ἀπολαύσῃ οὔτε τὴν ταφὴν τὴν ὁποίαν ἀπολαμβάνουν κοινῶς ὅλοι οἱ ἄνθρωποι.

Ταῦτα διέταξεν ὁ Μαξιμιανὸς καὶ ὅλα ἐγένοντο· καὶ μὲ τὰς φοβερὰς πληγάς, τὰς ὁποίας ἔδιδον οἱ δήμιοι εἰς τὸν Μάρτυρα μὲ τὰς μάστιγας, ἔπιπτον αἱ σάρκες του εἰς τεμάχια καὶ ἀπεγυμνώνετο ἡ ἐσωτερικὴ τοῦ σώματός του διάπλασις, ὥστε νὰ φαίνωνται τὰ ἐντόσθιά του. Ὁ δὲ γενναῖος τοῦ Χριστοῦ Ἀθλητὴς ἐφαίνετο ὡσὰν νὰ εὑρίσκετο ἐντὸς ὡραιοτάτου τινὸς κήπου ἢ χλοεροῦ τινος λειμῶνος κόπτων ἄνθη ἐαρινά· ἐπάνω δὲ εἰς τὴν χαρὰν αὐτὴν καὶ ἀγαλλίασιν παρέδωκεν ὁ μακάριος τὴν ψυχήν του εἰς χεῖρας τοῦ Θεοῦ. Ἀμέσως δὲ ἤναψαν οἱ δήμιοι τὴν πυράν· καὶ καθὼς ἡ φλὸξ αὐτῆς ἀνέβαινεν ὑψηλά, αἴφνης μιὰ φοβερὰ βροντὴ ἠκούσθη, ἡ ὁποία ἐπροξένησε φρίκην εἰς τοὺς παρεστῶτας καὶ τρόμον, καὶ συγχρόνως μιὰ δυνατὴ βροχὴ μὲ χάλαζαν κατέπεσεν, ἡ ὁποία τοὺς δημίους διεσκόρπισε καὶ ἐγένοντο ἄφαντοι.

Οἱ δὲ φιλομάρτυρες καὶ μάλιστα οἱ πλέον θερμότεροι καὶ ἐπισημότεροι ἀπο τοὺς Χριστιανούς, εὑρόντες εὐκαιρίαν κατάλληλον, ἐπειδὴ δὲν τοὺς ἠμπόδιζε κανεὶς πλέον οὔτε τοὺς ἔβλεπε, μετὰ πολλῆς χαρᾶς περισυνέλεξαν τὰ μαρτυρικὰ λείψανα.

Εἰς τὸ διάστημα αὐτὸ ἐπῆλθε πλέον καὶ ἡ νύξ· ἀλλὰ καὶ τοῦτο ἀκόμη δὲν ἔφερε κανὲν ἐμπόδιον εἰς τὸ εὐσεβὲς ἔργον των· διότι ἀκριβῶς δὲν ἦτο νὺξ καὶ σκότος ἡ νὺξ ἐκείνη, διότι φῶς λαμπρότατον λάμπον θαυμασίως διηυκόλυνε τοὺς εὐσεβεῖς ἐκείνους καὶ εὐλαβεῖς Χριστιανούς, ὥστε νὰ διακρίνουν τὰ ἐναπομείναντα μέλη τοῦ Μάρτυρος καὶ οὕτω πολὺ εὔκολα μὲ αὐτὴν τὴν φωταυγίαν ἐσύναξαν ἅπαντα, τὰ ὁποῖα μετὰ πολλῆς εὐλαβείας καὶ κατανύξεως ἔθαψαν λαμπρῶς τῇ ἑβδόμῃ τοῦ Σεπτεμβρίου μηνός. Τὸ δὲ φῶς ἐκεῖνο, τὸ ὁποῖον τοὺς ὡδήγησεν εἰς τὴν συλλογὴν τῶν ἱερῶν μελῶν, ἦλθε καὶ ἄνω τοῦ τάφου καὶ παρέμεινεν ἕως οὗ γίνῃ ἡ ταφὴ ὅλων τῶν λειψάνων· μετὰ δὲ τὴν ταφήν, ἡ νὺξ πάλιν ἔλαβε τὴν φυσικήν της σκοτίαν. Καὶ οὕτω δι’ ὅλων αὐτῶν τῶν σημείων ἀνεκηρύχθη ὁ λαμπρὸς στεφανίτης καὶ Ἀθλητὴς Σώζων, εἰς δόξαν τοῦ Θεοῦ καὶ Πατρὸς καὶ τοῦ Κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ καὶ τοῦ Ἁγίου Πνεύματος τῆς Παναγίας Τριάδος. ᾟ πρέπει τιμὴ καὶ κράτος, νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.

سيرة القديس العظيم الشهيد سوزونتوس الراعي القيليقي كاملة مترجمة من اليونانية

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سيرة القديس العظيم الشهيد سوزونتوس ( ينطق اسمه أيضا سوزون ) الراعي القيليقي كاملة مترجمة من اليونانية عيد استشهاده يوم 7 سبتمبر عام 304 ميلادية تقريباً الكلمات بين الأقواس هي للتوضيح

النص المترجم :

كان القديس الشهيد "سوزون" ينحدر من منطقة "ليكاونيا" (وهي جزء من "كبادوكيا"، وتحديداً "كارامانيا"، وتمتد جنوباً نحو "كيليكيا")، وقد عاش في أواخر القرن الثالث الميلادي (حوالي عام 288). كان يُدعى في الأصل "تاراسيوس"، ولكن بعد إيمانه بالمسيح ونيله المعمودية المقدسة، نبذ حياته السابقة البعيدة عن التقوى واسمه القديم، واتخذ لنفسه اسم "سوزون".عاش في تلك المنطقة ممارساً مهنة رعي الأغنام، لكنه تحول أيضاً إلى راعٍ للنفوس البشرية؛ إذ كان حيثما ذهب بقطيعه، يبشّر بكلمة التقوى ويُعرّف الناس بتعاليم الإنجيل الخلاصية، وقد نجح بفضل تعليمه في ضم الكثيرين منهم إلى حظيرة المسيح. لقد كان هذا الرجل اللامع والمتميز المتمسك بالإيمان الإلهي، بشوشاً وعذب الطباع والسلوك، وقد جعل شريعة الرب أساساً لإرادته، متأملاً فيها ليلاً ونهاراً؛ وبهذه الحال وذلك النهج في حياته، استحق حقاً أن ينال الطوبى التي تحدث عنها النبي داود.


عاش سوزون المبارك على هذا النحو طوال حياته، وهكذا عاش في الدنيا؛ ولكن في أحد الأيام، كان مع قطيعه في مكان فيه نبع ماء بارد، وحوله عشب كثيف ووافر، فترك قطيعه يرعى فيه. وهناك، حيث كان جالساً يرعى قطيعه، غلبه النعاس، وفي الوقت نفسه رأى رؤيا شجّعته وعززت تقواه، وأجّجت في نفسه الغيرة الروحية ومنحته شجاعةً عظيمة. وكشفت له تلك الرؤيا أيضاً عن نعمةٍ ستنزل من السماء على ذلك المكان؛ إذ سمع صوتاً يخبره بأن هذا المكان وتلك البلاد سيكونان سبباً في خيرٍ وفيرٍ للناس، لأنهم سيجدون فيهما خلاصهم ويمجّدون الثالوث القدوس. وبعد أن استيقظ من نومه، توجّه ذلك الراعي الصالح، القديس سوزون، إلى مدينة "بومبيوبوليس"؛ وهناك، حين رأى تفشّي الكفر وعبادة الأوثان وازدهارهما، في مقابل إهمال الإيمان المسيحي والتقوى لله الحق وازدرائهما، لم يطق ذلك الأمر ولم تتحمله نفسه،ولكن سرعان ما تملكت قلبه رغبةٌ عارمةٌ وشديدة، واعتراه ألمٌ (في نفسه) مبرحٌ للغاية؛ فاقترب من معبد أولئك الأشرار -حيث كان ينتصب التمثال الذهبي- وانتزع يده الذهبية اليمنى، ثم باعها للصاغة بثمنٍ باهظٍ ووزّع كامل المبلغ الذي حصل عليه على فقراء المدينة ومحتاجيها.

أقدم القديس سوزون على هذا الفعل سراً، دون أن يلحظه حراس الهيكل إطلاقاً. وحين رأوا ما حلّ بالتمثال من تشويه، بادروا فوراً إلى اعتقال العديد من الأبرياء الذين لم يقترفوا هذا العمل، وساقوهم إلى المحكمة بتهمة تدنيس المقدسات تمهيداً لمحاكمتهم ومعاقبتهم. لقد اعتبروهم أحطّ المجرمين وأكثرهم دنسًا بين من زجّوا بهم في السجن؛ لأنهم زعموا ارتكابهم تدنيسًا عظيمًا للمقدسات، وإساءتهم إلى شرف تمثال إلههم. لم يهبّ أحد لنجدة هؤلاء الأبرياء المنكوبين، بل تخلّى عنهم حتى أصدقاؤهم وكذلك السجانون؛ فقد ظنّ أولئك القوم عديمو التقوى أنهم ينالون رضا إلههم إذا ما عاملوا السجناء بقسوة. غير أن الرياضي ( المجاهد ) الشجاع سوزون، رغبةً منه في إظهار تقواه والإعتراف بها وتحرير أولئك الأبرياء وإنقاذهم — وهم الذين لم يكن لديهم أدنى علم بما جرى — تقدّم أمام حراس الهيكل وأعلن أنه هو من أقدم على ذلك الفعل ونزع اليد الذهبية للتمثال.

وما إن سمعوا ذلك حتى ألقى حراس الهيكل القبض عليه على الفور ومَثُلوه أمام مكسيميان، حاكم كيليكيا؛ ذلك الرجل الذي أبدى حماسةً بالغةً لنشر الكفر وترسيخ هيمنته، مطبّقاً بصرامة المرسوم الإمبراطوري الصادر آنذاك. فقد كان قد أمر بتقديم ذبيحةٍ فخمةٍ وباهظة التكلفة للتمثال الذهبي المُبجَّل في تلك المدينة، رغبةً منه في استعراض ولائه للأصنام أمام الجماهير، وسعياً بذلك إلى نيل حظوة الإمبراطور.

جلس الحاكم على منصة عالية وأمر بإحضار الشهيد أمامه، ثم خاطبه بوقارٍ مصطنع وغطرسة ونظرة متعالية قائلاً: "ما اسمك، وما دينك، ومن أي أرضٍ جئت؟" فأجاب الشهيد: «عندما وُلدتُ، أطلق عليَّ والداي اسم "تاراسيوس"، ولكنني نلت اسم ’سوزون‘ في المعمودية المقدسة "؛ أما موطني فليس "ليكاونيا" -وإن كنتُ قد وُلدتُ فيها- بل أنا مسيحيٌّ بالإيمان، أعبدُ وأُجِلُّ المسيحَ وحدَه، الإلهَ الحقَّ خالقَ السماء والأرض». حينئذٍ سأله مكسيميان: «ما الذي جاء بك إلى هذه المدينة؟» فأجاب سوزون: "أنا أرعى قطيعاً من الغنم وأتنقلُ به؛ وحيثما أجدُ مكاناً تتوفر فيه الأعشابُ الوفيرةُ والمياهُ الصافيةُ -مما يصلحُ للرعي- في أيِّ وقتٍ من أوقات السنة، أقودُ غنمي للرعيِ هناك". فقال مكسيميان: "كيف تجرؤُ على ارتكابِ عدم التقوى العظيمة هذه وقطع يدِ الإله اليمنى؟"

فأجاب سوزون قائلاً: "إن ما فعلتُه ليس عملاً جريئاً، ولا ينبغي لأحد أن يعدّه جريمة؛ ويبدو لي أن إلهكم نفسه يشهد بذلك؛ فهو لم يُبدِ أي غضب تجاهي حين أزحتُ يده عنه، ولم ينطق بكلمة، ولم يظهر عليه أي استياء لتعرّضه لإهانة أو مذلّة؛ بل إنه -رغم إهانته- لم يلحق بي أي أذى وأنا من أهنته. أما لو قُدِّر له أن ينطق أخيراً، فيبدو لي أنه سيوجه خطابه إليك أنت، وسيتهمك صراحةً بأنك هجرتَ خالق كل شيء والتفتَّ إلى مواد جامدة -من حجارة وخشب ومعدن- تحسبونها آلهةً وتعبدونها، وبأنك تظهر الجحود ونكران الجميل تجاه مُنعِمك (من انعم عليك أي الاله الحقيقي) ".

فقال الحاكم: "إن كنت ترغب حقاً -لا في نيل الغفران عما اقترفته فحسب، بل في الظفر بمكافآت عظيمة أيضاً- فاهجر هذه الثرثرة وأنقذ نفسك يا سوزون، وهلمَّ لتعبد الآلهة".". فأجابه الشهيد: "وكيف لا أكون أشدَّ غباوةً وتبلداً من إلهكم هذا، إن آثرتُ تكريمَ مَن عجز حتى عن الدفاع عن نفسه حين ألحقتُ به المهانة؟ فهو لم ينبس ببنت شفة، ولم يستغث بأحد لنجدته، ولم يكن قادراً على الاحتجاج -حتى لو أراد أن يشكو معاناته- بل كان في غاية البؤس والشقاء. فاحذر إذن أيها الحاكم؛ احذر -أقول لك- من أن تجعل من خلق الآلهة وصنعها وتشييدها يوماً بعد يوم، واستحداث غيرها، مجرد حرفة وصنعة. عندئذٍ، وفي غمرة غضبه العارم، أنزل مكسيميان بالشهيد عقوباتٍ قاسيةً وعذاباتٍ مروعةً. ففي البداية، كشطوا جسده بمخالب حديدية؛ وقد بلغ هذا العذاب الوحشي حدّ النيل من عظام الشهيد، إلا أنه ظلّ يستغيث بالله طالباً عونه ونصرته، محتملاً تلك العقوبة القاسية ببهجةٍ وسكينةٍ عظيمتين — وكأنّ جسده مصنوعٌ من حديد — وبقي ثابتاً لا يتزعزع، بل أكثر تماسكاً حتى من أولئك الذين كانوا يكشطونه ( يكشطون جسده ).


عندئذٍ، شرع مكسيميان في استخدام صنوفٍ أخرى من التعذيب، فأمر بإلباس "الرياضي" (المجاهد في سبيل الإيمان) حذاءً زُرعت في باطنه مسامير حديدية، وأجبره على السير به. غير أن ذلك المبارك، إذ لم يشعر بأي ألم، راح يركض كما لو كان يدوس على عجلة؛ وحين رأى الدماء الغزيرة تسيل من قدميه المثقوبتين، خيّل إليه أنه يغتسل بمياهٍ عذبةٍ ولذيذة، واعتبر سخرية الطاغية واستهزاء الحاضرين به بمثابة كلمات إطراءٍ ومديح؛ وبدا وكأن ذلك "الرياضي" قد تزيّن بالدماء زينةً تفوق في جمالها وبهاءها رداء السلطة الذي كان يرتديه الحاكم. وحينئذٍ، أخذ الحاكم يسخر منه قائلاً: "غداً، حين تخرج الإلهة، اعزف على المزمار يا سوزون؛ وأقسم لك أنها هي نفسها ستُخلّصك فوراً من كل عقوبةٍ وجزاء، وستبرّئك من الجرم الذي اقترفته في حقها".

فأجابه الشهيد قائلاً: "إنما تقول لي هذا سخريةً واستهزاءً، بتحريضٍ من الشيطان الشرير الذي تحمله في أحشائك. أما أنا، فقد كنت أعلم أنه بعد نيل الخير العظيم الذي استحققتُ التمتع به — ألا وهو المعمودية المقدسة —(أشعر وكأني) كنتُ أمرحُ بفرحٍ في ساحتي الواقعة وسط الحقل حيث كنت أرعى أغنامي، منادياً إياها بمزمار الرعاة المعهود، والآن، أُنشِدُ للربِّ ترنيمةً جديدةً على غرارِ النبيِّ المَلِك، مُعلِناً خلاصَ البشريةِ جمعاء؛ ذلك الخلاصَ الذي رتَّبَهُ ربُّنا يسوعُ المسيحُ بتجسُّدِهِ وصَلْبِهِ وقيامتِهِ، في حين ستقفُ إلهتُكِ -كما يقولُ المَثَلُ- كالحمارِ أمامَ المِزمارِ؛ جامدةً تماماً وعديمةَ الإحساس." (كالحمارِ أمامَ المِزمارِ مثل قديم يضرب لتبلد الاحساس وانعدامه)

عند سماع ذلك، استشاط مكسيميان غضباً شديداً على الشهيد، وأمر بجلده بقسوة تفوق ما سبق؛ لدرجة أن مفاصل عظامه وروابطها -على حد تعبيره- كانت ستتزعزع من وطأة هذا العذاب، وتتفكك أوصال جسده، وتنسكب أحشاؤه كالمياه. ثم، وسط تهديدٍ مروع، أمر بإضرام نارٍ ليُلقى فيها ما تبقى من جسده بعد ذلك الجلد الوحشي، فيحترق ويُحرم حتى من مراسم الدفن التي ينالها سائر البشر.

أمر مكسيميان بذلك، فتمّ كل شيء؛ ومن جراء الجراح المروعة التي ألحقها الجلادون بالشهيد بسياطهم، تهرّأ لحمه وانكشفت أحشاؤه وبدت للعيان. غير أن بطل المسيح الشجاع بدا وكأنه في حديقة غنّاء أو وسط مرجٍ يقطف أزهار الربيع؛ وفي غمرة هذا الفرح والابتهاج، أسلم المغبوط روحه بين يدي الله. وعلى الفور، أضرم الجلادون النار في كومة الحطب (ليحرقوا جسد الشهيد) ؛ وبينما كانت ألسنة اللهب تتصاعد عالياً، سُمع فجأة دويّ رعدٍ هائل أثار الرعب والهلع في نفوس الحاضرين، وانهمر في الوقت ذاته مطرٌ غزيرٌ فرّق الجلادين وجعلهم يتوارون عن الأنظار.

لكن محبين الشهداء - بل وأكثر المسيحيين حماسةً ورسمية ( أو بروزاً ربما المقصود هو مسيحيين ذو رتب دينية او مركز أو تقوى كبيرين )- انتهزوا فرصةً سانحةً، إذ لم يعد أحدٌ يعترض سبيلهم أو يراقبهم، فجمعوا رفات الشهيد بابتهاجٍ عظيم.

في غضون ذلك، حلّ الليل، غير أن ذلك لم يشكّل عائقاً أمام مهمتهم التقية؛ إذ لم تكن تلك الليلة ظلاماً دامساً، بل سطع فيها نورٌ باهرٌ وعجيبٌ مكّن أولئك المسيحيين الأتقياء والورعين من تمييز ما تبقّى من رفات الشهيد. وفي غمرة هذا الضياء، جمعوا الرفات بيسرٍ، ثم واروها الثرى (دفنوها) بوقارٍ عظيم وخشوعٍ وتجلةٍ (إجلال) مهيبة، وذلك في اليوم السابع من شهر سبتمبر. وهذا النور، الذي كان قد أرشدهم إلى موضع جمع الرفات المقدسة، جاء وحامَ فوق القبر، وظلَّ هناك حتى اكتملت مراسم دفن جميع الرفات ؛ وبعد الدفن، عاد الليل ليُخيّم بظلمته المعهودة. وهكذا، ومن خلال كل هذه الآيات، أُعلنت عظمة "سوزون"، ذلك الرياضي ( البطل ) المظفّر والمجاهد المكلّل بالمجد. لمجد الله الآب، وربنا يسوع المسيح، والروح القدس، الثالوث الأقدس؛ الذي له تجب الكرامة والقوة، الآن وكل اوان وإلى دهر الداهرين. آمين.

طلب صلاة من أجل الحفظ والحماية والإرشاد

سلام المسيح ومحبة الرب تكون معكم جميعًا.

أطلب منكم أن تذكروني في صلواتكم هذه الأيام، فأنا أمر بظروف حساسة وصعبة جدًا، وأحتاج إلى حفظ الرب وحمايته وتدخله في حياتي.

أحتاج صلاتكم من أجل السلام الداخلي، والحكمة في كل خطوة، وأن يبعد الرب عني كل خطر وكل شر، وأن يحيطني بعنايته ومحبته، ويقودني في الطريق الصحيح دون خوف أو ارتباك.

أصلّي أن يفتح الرب أمامي أبوابًا آمنة، ويضع في طريقي أشخاصًا أمناء يستطيعون أن يساعدوني بمحبة وحكمة، وأن لا يتركني وحدي في هذه المرحلة.

أطلب أيضًا الصلاة من أجل الثبات، وأن يمنحني الرب قوة في القلب، وطمأنينة في النفس، وأن تكون يده ممدودة فوق حياتي، حارسة ومرشدة ومعزية.

من يستطيع أن يقدّم نصيحة أو مساعدة بطريقة آمنة وخاصة، أكون شاكرًا له جدًا. رجائي أن يكون كل شيء بحكمة وهدوء ومحبة.

أؤمن أن إلهنا حي ويسمع الصلاة، وأنه ملجأ للمتعبين، وحصن للخائفين، وأب قريب من كل من يدعوه بقلب صادق.

أشكركم من القلب على صلواتكم ومحبتكم.

الرب يحفظكم ويبارككم جميعًا.
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